R40 #027 : La femme qui ne supportait pas les ordinateurs

- Machine : Apple II
- Type de jeu : Aventure textuelle
- Date de diffusion : 18 février 2026
Présentation
L'informatique c'est un truc de mecs, de vieux geeks qui ne voient pas la lumière du jour...
Ou pas !
Pas totalement un jeu, pas totalement un roman, pas totalement une simulation... Un logiciel qui nous met dans la peau d'une femme face à son ordinateur, et aux autres utilisateurs d'un réseau de communication instantanée...
Le monde de 1986 ressemble-t-il à celui de 2026 ?
Captures d'écran







Critique personnelle
Quand j'ai démarré cette chaîne j'ai choisi d'écarter les jeux qui n'avaient pas au moins une petite composante graphique. Il y a beaucoup de jeux d'aventure textuelle qui sont sortis au cours des années 80 complètement dénués d'illustrations. Je me suis dit que ça n'allait pas être palpitant (même si au final, vu l'heure à laquelle je streame en ce moment, ça aurait pu vous aider à vous endormir).
Avec "La femme qui ne supportait pas les ordinateurs" j'ai fait une exception, mais il faut dire que c'est un jeu particulier. Le fait que nous soyons le personnage principal de l'histoire (et non un témoin non impliqué) rend l'exercice plus intéressant. Mais aussi l'interface qui nous est présentée simule un réseau de communication du début des années 80. Dès lors il paraît normal de ne pas disposer d'éléments visuels marquants, les réseaux de l'époque ne le permettant pas. C'était peu de temps après la création du Minitel, et plusieurs années avant l'apparition du World Wide Web.
Cette "romansquette" est aussi notable par les thèmes qu'elle aborde et intègre dans sa narration : les relations entre utilisateurs sur les réseaux, la position des femmes dans ce cadre, la drague (lourde), le harcèlement... Les échanges avec Ordine, l'intelligence artificielle contenue dans notre ordinateur, commencent relativement innocemment. Mais assez vite on se retrouve épié, et on se rend compte que l'on n'est pas libre dans les propos que l'on tient avec les autres personnes que l'on croise...
C'est une expérience assez unique pour l'époque, qui vaut le coup qu'on s'y essaie.